The uncensored library

“The uncensored library” est une bibliothèque réalisée par reporter sans frontière sur le célèbre jeu type bac à sable “Minecraft” voué à combattre la censure dans certains pays. Aujourd’hui malgré le nombre de liberté accordé à la presse, il existe encore dans certains pays une censure trop présente ou plutôt pour certains une facilité à faire taire des journalistes en ayant trop découvert.

“La rencontre entre deux mondes”

C’est avec une simple connexion internet qu’il est possible d’accéder à certaines des histoires de presse confrontée à de la censure dans leur pays totalement librement. En effet c’est le 12 mars 2020 que vient l’idée à L’ONG de créer une bibliothèque entièrement virtuelle dans le jeu à succès mondial “Minecraft” afin de combattre celle-ci. Sorti pour la journée mondiale contre la censure sur Internet, Reporter sans Frontières voulait lutter contre celle-ci qui bâillonne souvent les journalistes ou encore la désinformation avec un projet nommé la bibliothèque libre ou The Uncensored Library.

The uncensored library
The uncensored library
The uncensored library

« Un jeu de cube ? »

Le choix n’est pas un hasard car pour commencer on parle du jeu le plus vendu au monde, de plus ce n’est pas un jeu qui est forcément très compliqué à comprendre mais plutôt ludique et agréable au visuel. Mais surtout, Reporter Sans Frontières a choisi ce jeu car ses serveurs sont accessibles dans tous les pays même ceux pratiquant la censure en ligne.  C’est au studio BlockWorks qu’a été confiée la tâche de réaliser cette immense bibliothèque qui aura nécessité un total de 12,5 millions de blocs placé en 250 heures par 24 constructeurs de 16 pays différents pour une durée globale de 3 mois de travail.

« Un pari gagnant ? »

Le jeu vidéo étant encore de nos jours un domaine trop controversé, beaucoup pourraient se dire que c’est un projet perdu ou encore que personne ne va y porter attention. Et pourtant non, avec une moyenne de 145 millions de joueurs par mois connecté toute cette populace a donc la possibilité de se déplacer librement dans cette immense construction de 6 salles qui contient pour l’instant 5 pays à savoir le Mexique, le Vietnam, l’Arabie Saoudite, l’Égypte et la Russie. Et ceci pour y lire les articles de journalistes “interdits, emprisonnés, exilés, ou encore tués” tel qu’un blogueur Vietnamien qui avait été emprisonné pour des soi-disant activités visant à renverser l’administration populaire.

« Une histoire sans fin »

À l’image du jeu qui possède des ressources infinies, la bibliothèque aurait pour but de s’étendre en continuant d’être réapprovisionnée au fil du temps avec d’autres articles et ouvrages interdits dans le monde. Tous non modifiables et accessibles en anglais ou dans la langue native des auteurs.

Tanguy Lebreton, étudiant de l’Institut D.